
Ecole de pilotage Drive Control à Monteils (dans le 30)
Stage de deux jours rallye terre
Pour commencer je tiens à remercier ma fiancée, ma famille, mes ami(e)s pour ce cadeau génial !
Jour 1 :
Premier contact avec les moniteurs Christian et Laurent et deux autres stagiaires Sylvain et Frederic. Après une brève présentation nous sommes présentés aux autos qui nous accompagneront tout au long des ces 2 jours de stage.
- une 106 XSI origine et une 106 enfant terrible origine pour commencer en douceur.
Nous commençons par un peu de théorie (position dans l’auto, position des mains sur le volant, position du corps dans l’auto pour ressentir les retours d’informations très précieux au pilote, technique de pilotage terre,…) première surprise cela me semble bien plus compliqué et délicat que l’approche de l’asphalte.
Première mise en pratique : nous apprenons à freiner sur la terre et le « freinage progressif » (puis le test des réflexes, …), et une fois dans l’auto mes préjugés de conduite « bourrine » sur la terre tombent. En effet, freiner fort sur la terre est très difficile car il y a très peu de retour d’information dans l’auto (retour à la pédale de frein, bruit du moteur, etc…) et les roues se bloquent alors très facilement et le moteur cale alors, un savant DOSAGE (un des mots clé en pilotage) et un entraînement acharné pourront venir à bout de quelques résultats encourageants.
Ensuite, nous enchaînons sur un slalom pour continuer la découverte de cette surface où l’adhérence est précaire (les autos sont équipées de pneus route classiques mais complétement usés et lisses certains au fer). Je me rends compte que la tache va être très difficile …
A peine remis de cette difficulté et des dizaines de questions que nous posons aux moniteurs, nous voyons au loin nos prochaines montures plus préparées :
- une 106 Groupe N
- une 206 ex coupe
- une clio ex coupe
![IMG_0452 [800x600].jpg](http://s1.e-monsite.com/2009/10/12/03/76431408img-0452-800x600-jpg.jpg)
Nous continuons par la découverte du circuit en faisant pour commencer le tour à pied avec Laurent. Puis commençons par l’analyse approfondie des deux premiers virages sur lesquels nous allons nous exercer. Une ligne droite puis un premier virage à droite court qui enchaîne sur un gauche qui ouvre pour un léger ciel puis descend sur un droit en deux fois qui remonte sur une ligne droite puis un léger droit rapide sur un gauche qui referme et jette sur une ligne droite sur un droit serré puis la ligne droite un droite 90° et le tour est fini. (tout cela sur un terrain ultra poussiéreux de la terre poudre, de la taule ondulée (effet terre ondulée), …
Je monte dans l’auto, serre mes harnais démarre et c’est parti j’accélère fort je freine (les directives me sont données en temps réel par Laurent qui est dans le baquet de droite), au volant il faut adopter une conduite « Zen » et regarder très loin tout comme en moto l’anticipation et le regard font partie de la rapidité et de la précision du pilotage. Et, je me rends compte que l’auto se conduit avec les pieds, je m’explique …l’amplitude donnée au volant est minime : on accélère avant le virage on freine roue droite, volant droit et « calé » sur les trajectoires propres pour avoir de l’adhérence puis un léger mouvement de volant pour placer l’auto… de la patience : l’auto se place roue droite, nous reprenons les gaz et ainsi de suite…plus facile à dire qu’à faire !!!
Venant de l’asphalte et étant habitué à me servir de toute la surface et à freiner très fort une fois sur terre je me rends compte qu’avec ces trajectoires je conduisais « par les fenetres » bref un festival de glisse et quelques quilles s’en souviennent, aussi plaisant à voir qu’à vivre dans l’auto cette façon de piloter n’est pas l’amie du chronomètre une fois en course.
Je dois alors me forcer à oublier tout ce que je sais et faire confiance au moniteur et me concentrer car le moindre écart de volant ou trop d’amplitude donné à l’auto et la prise du virage s’avère ratée. Dans l’auto au fil des tours la précision et la compréhension s’installent peu à peu. Contrôler et placer l’auto dans de telles conditions et à une vitesse quand même élevée pour la surface, grâce à une technicité monstrueuse. Dans certains virages l’instinct prenait le dessus et un combat s’engage alors en plus du peu d’adhérence, rester dans les traces placer l’auto et attendre (un certain virage à droite en deux fois était tres plaisant à prendre nous arrivions avec une bonne vitesse d’un gauche en descente pour aborder ce droit technique il fallait freiner tard puis placer l’auto attendre la dérive ré accelerer pour provoquer le deuxieme transfert de masse puis couper les gaz placer l’auto attendre une longue dérive puis une fois la trajectoire en point de mire et les roues droites reprendre les gaz délicatement, ….bref du bonheur.
Jour 2 :
Le second jour, en plus de continuer l’analyse des virages un par un nous avions la compagnie de Mr GUIGOU Manu (pilote Renault Sport sur clio R3 très bientot champion de France sur 2 roues motrices pilote très complet et pilotage propre). Nous lui avons posé beaucoup de questions (préparation de l’auto, prise de note, etc…) pilote très sympathique et disponible.
A la fin de la journée nous avons eu droit à 3 tours avec la clio ex coupe avec le moniteur à coté qui ne faisait qu’observer sans rien dire et là… pas facile, surtout en fin de journée avec un terrain défoncé, très très poussiéreux et la fatigue, le premier virage j’avoue avoir attendu ces consignes…je prends alors l’option de rouler propre sans faire d’erreur et les commentaires du moniteur ont été tres encourageants.
Nous avons eu aussi droit à un baptême de 3 tours au coté de Manu dans la 206 ex coupe, du grand art, de la précision, on voit que le Monsieur maîtrise son affaire et que des milliers d’heures sont derrière lui et évidemment beaucoup de talent.
Une finesse, une précision de pilotage mêlées à une anticipation, une réactivité,une sérénité, beaucoup d’entraînement, de la patience sont les clés de la réussite (ajouté du talent bien sûr !).
Un stage qui m’a permis de me rassurer sur mes compétences théoriques qui n’étaient vraiment pas ridicules et mes compétences en pilotage (mes bases étaient celle d’un autodidacte) qui n’étaient pas si mauvaises mais beaucoup d’entraînement (et donc d’argent merci d’ailleurs encore à mes partenaires, ami(e)s, famille, …qui m’ont permis de réaliser ce rêve de pouvoir piloter en rallye ) me permettrait de progresser plus rapidement. Cela m’a permis aussi de constater des défauts que j’avais (l’utilisation trop fréquente du pied gauche pour gommer les manques d’adhérence et donc une faille de pilotage ou de l’auto).
Bref, du plaisir, beaucoup de techniques terre apprises qui me serviront sur asphalte car avant de rouler vite sur asphalte, il faut à mon sens maîtriser la glisse pour parer à toutes éventualités sur asphalte (pluie, cordes sales, neige, perte d’adhérence,…).
Un stage riche en informations, en plaisir.








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